La fête du court métrage, 10e édition !
C'est la fête du court métrage du 25 au 31 mars. À cette occasion, certains élèves ont visionné quelques œuvres autour de thèmes qu'ils doivent s'approprier. Voici un lieu où l'art ne juge pas, il montre.
Le thème pour les plus jeunes (10 – 13 ans) est : "Trouver sa place". Il s'agit alors de comprendre d'ores et déjà ce qu'est la pression sociale et les stéréotypes qu'elle tisse en toute bienveillance, si vous me permettez cette touche ironique.
Trois courts métrages :
- À mort le bikini de Justine Gauthier, une jeune fille qui rencontre avec amertume les contraintes genrées qui secouent l'enfance.
- Niveau zéro de Cécilia de Arce, des individus de tous les âges racontent, "enfin" dirons-nous, leurs mauvais souvenirs et leur honte face à une pratique sportive idéalisée, tout particulièrement en milieu scolaire.
- À la mode, de Jean Lecointre, film d'animation qui décrit une population arrachée au conte, obsédée par la mode à tout prix et ainsi effrayée par un terrible montre que personne n'a encore jamais vu : le ridicule.
Le thème pour les plus grands (13-17 ans) est : "On s'adapte". Voilà des récits plus lourds, panorama entre réel et imaginaire, parmi discours et poésie dans un monde fragile et incertain mais où les protagonistes ont foi en l'avenir. Bref, chacun s'adapte.
Quatre courts métrages :
- Dá»lápò is fine de Esthosheia Hylton, une héroïne nigérienne à qui l'on demande, l'évidence dans le regard, d'attenuer les signes de ses origines afin de trouver du travail dans un quartier chic.
- Plastic and glass de Tessa Joosse, vertige entre documentaire et chœur païen, comme des esclaves qui réinventent le blues du recyclage.
- Europe by bidon de Thomas Trichet, odyssée entre magie et réel brutal, récit sans jugement d'un exil traversant les rêves.
- Une histoire de Jeannot de Nicolas Bianco-Levrin, récit d'un communard dont le voyage prend, lui aussi décidément, une dimension spirituelle.
Encore des découvertes.


Fabien HALL, professeur de Lettres modernes
